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Dans cette configuration le producteur consomme une partie de sa production. En l’absence d’un dispositif de stockage, l’autoconsommation se produit lorsque la consommation s’opère en même temps que la production.

Le taux d’autoconsommation est la part d’électricité produite consommée par le producteur sur l’ensemble de la consommation du producteur. Pour le résidentiel, sans aménagement particulier du profil de consommation (répartition de la consommation entre les différents moments de la journée), le taux d’autoconsommation moyen est de 20%.

En effet la journée, lorsque l’installation photovoltaïque produit, les personnes qui habitent le logement sont au travail et la consommation est faible. A l’inverse, le soir (préparation du repas, lumières, loisirs, ...), la nuit (chauffage du logement et de l’eau) et le matin (petit déjeuner, lumières, ...) la consommation est importantes mais la production est faible voire nulle en hiver.

Voici un exemple type de profil de consommation et de production en résidentiel (source : photovoltaique.info).

Profil type de consommation d'électricité en résidentiel


Attention : certaines entreprises vous font miroiter un taux d’autoconsommation jusqu’à 70% voire plus. Ce n’est pas possible en résidentiel avec un profil classique, sauf si la puissance de votre installation photovoltaïque est très faible. L’idée derrière cette utopie est de maximiser le gain annuel en exagérant l’impact sur votre facture (car il est plus intéressant financièrement d’autoconsommer que de revendre le surplus), et ainsi être en mesure de vous annoncer un retour sur investissement de quelques années seulement.

Vous trouverez les informations utiles pour calculer en première approche un TRI (taux de retour sur investissement) ici.

Retenez que pour du résidentiel, même avec la technologie « smart grid » permettant de piloter la consommation en fonction de la production, le taux d’autoconsommation maximum n’excède pas 50%.

Par contre pour du tertiaire, les taux d’autoconsommation atteignables sont plus élevés : les locaux sont occupés pendant la journée, la consommation (lumière, outils électroniques, climatisation/chauffage, ...) a donc surtout lieu simultanément à la production.

Quelles sont les conditions et les enjeux de l’autoconsommation avec injection dans le réseau (revente) du surplus de sa production d’électricité photovoltaïque ?

Les conditions à remplir sont du même ordre que pour la revente totale, à quelques détails près. Une prime à l’investissement est octroyée au producteur dans le cas de l’autoconsommation avec revente du surplus.


A. Schéma de principe de l’installation


Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation avec revente de surplus, l’installation est raccordée au réseau en aval du disjoncteur général, de sorte que le courant autoconsommé ne passe pas par le compteur.

Le déplacement des électrons que constitue le courant, est régis par la règle du « chemin le plus court ». Cela signifie que les appareils qui consomment du courant seront alimentés par le courant produit au plus près du point de consommation, donc celui fourni par l’installation photovoltaïque.

Si la consommation est plus importante que la production, le complément de puissance sera issu du réseau. Si à l’inverse la production est plus importante que la consommation, alors le courant excédentaire partira naturellement vers le réseau pour alimenter un autre point de consommation à proximité et le compteur Linky comptabilisera ce surplus.


schema autoconsommation avec revente du surplus

A noter : un seul compteur Linky permet de comptabiliser à la fois la consommation et la production.
Enedis a créé un document reprenant l’ensemble des schémas en fonctions des différentes configurations : ici.


B. La signature d’un contrat d’obligation d’achat :


Pour pouvoir revendre une partie de sa production, il faut signer un contrat d’obligation d’achat (OA) avec EDF OA (filiale de rachat de l’électricité d’EDF) ou une autre entreprise locale de distribution (ELD) car la loi autorise aussi à revendre l’électricité à une autre entreprise que EDF pour autant que celle-ci soit détenue pour majorité par l’état ou une collectivité publique. Ces fournisseurs d’électricité sont dans l’obligation de vous proposer un contrat pour une durée de 20 ans, au tarif défini par arrêté.
Vous trouverez ici les informations relatives au contrat d’obligation d’achat avec EDF OA.


Important : en plus du passage du Consuel, EDF OA demande une attestation sur l’honneur de votre installateur. Si vous avez installé vous-même votre système de production d’électricité photovoltaïque, EDF ENR propose une prestation faisant intervenir un technicien qui contrôlera votre installation et fera une attestation pour 390 € TTC (oups !): ici.


Il est aussi possible d’établir un contrat avec un autre organisme agréé dans le cas du transfert d’un contrat OA d’une des entreprises précédemment citées et à l’initiative du producteur. C’est l’article R314-52-7 qui en définit les conditions. Dans tous les cas le premier contrat doit être signé avec EDF OA (ou ELD). Le transfert prendra effet au 1er janvier de l’année N+1 si les démarches sont réalisées avant le 1er octobre de l’année N.


A NOTER : D’autres fournisseurs d’électricité peuvent racheter l’électricité que vous produisez, sans contrat d’OA. Ces organismes agréés ne sont pas soumis aux obligations de tarifs et de durée de contrat. Ils achètent donc à un prix inférieur à celui proposé par EDF OA et disposent d’un quota maxi de rachat. Exemple : 6 cts € pour Enercoop.


Le tarif de l’obligation d’achat de l’électricité est régi par la loi. Il n’est pas revu régulièrement. Par contre la prime à l’investissement est quant à elle ré-évaluée chaque trimestre.


Voici les tarifs de rachat valables au depuis mai 2017 :


Puissance de l’installation

Tarif d’achat €/kWh (revente surplus)

≤ 3 kWc

0,10 € / kWh

≤ 9 kWc

0,10 € / kWh

≤ 36 kWc

0,06 € / kWh

≤ 100 kWc

0,06 € / kWh


Facturation :

La fréquence de facturation de l’électricité rachetée dépend de la taille de l’installation:

  • Si la puissance est inférieure ou égale à 36kWc, la facturation est annuelle, à la date anniversaire.
  • Si la puissance est comprise entre 36kWc et 250kWc, la facturation est semestrielle.
  • Pour une puissance supérieure à 250 kWc, la facturation est mensuelle.


C’est l’acheteur qui s’affranchit de la TVA. Le producteur perçoit le montant HT.


Cas particulier du don :

Si votre installation fait moins de 3kWc, vous pouvez choisir d’injecter gratuitement votre surplus.

Les différences avec le cas de revente du surplus sont :

  • Il n’est pas nécessaire d’avoir une installation faite par un professionnel agréé ou une déclaration sur l’honneur
  • Vous ne signez pas de contrat d’obligation d’achat mais seulement une convention d’autoconsommation qui stipule par erreur qu’il est interdit d’injecter. En effet le contraire est clairement indiqué dans les textes de loi suivants :

    - Article L315-5 modifié par Loi n°2017-227 du 24 février 2017 - art. 1 1
    - Article D315-10 créé par Décret n 02017-676 du 28 avril 2017 - art. 2

  • Vous n’êtes pas éligible à la prime d’investissement (voir ci-après)





    C. La prime d’investissement


    La prime d’investissement est un dispositif de soutien à l’autoconsommation avec revente du surplus (arrêté du 9 mai 2017)

    Les conditions d’éligibilité pour l’obtention de la prime d’investissement sont les suivantes:

    - Signer un contrat d’obligation d’achat avec EDF OA pour la revente de surplus
    - Panneaux photovoltaïques installés en toiture (intégration au bâti ou surimposition)
    - Installation réalisée par un installateur certifié

    La prime d’investissement octroyée dépend de la puissance
    , en Wc (Watts Crète), installée. Elle est versée sous forme de 5 annuités, pour un montant total correspondant au barème ci-après, qui est revu chaque trimestre.
    Du 01/01/2020 au 31/03/2020 :


    Puissance de l’installation

    Prime invest. € / Wc

    ≤ 3 kWc

    0,39 € / Wc

    ≤ 9 kWc

    0,29 € / Wc

    ≤ 36 kWc

    0,06 € / kWh

    ≤ 100 kWc

    0,06 € / kWh

    Rappel : Vous n'êtes pas éligible en cas de don du surplus. >





    D. Le paiement de la contribution au coût de raccordement


    Selon la configuration du réseau jusqu’à votre habitation et en fonction de la puissance de l’installation que vous prévoyez, il pourra être nécessaire de payer des frais de raccordement.
    Jusqu’à 36 kVA : pas de frais de raccordement pour l’injection du surplus
    Au-delà de 36 kVA : il convient de demander un devis à Enedis. Un outil de simulation mis à disposition par Enedis à partir de votre espace client, vous permet d’obtenir une estimation indicative.
    A titre d’exemple, pour une installation jusque 36 kVA, il pourra vous en coûter jusque 1500 € TTC.


    E. Le paiement du TURPE


    Le TURPE est le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité. Il s’agit d’une redevance annuelle à payer pour pouvoir, en tant que producteur d’électricité, utiliser le réseau public pour acheminer votre production.
    Actuellement dans le cadre d’un contrat en injection de surplus le TURPE est de :
    21,5 € HT/an jusque 36kVA
    299 € HT/an de 36kVA à 250 kVA





    F. La validation de la conformité de votre installation par un Consuel


    Le coût du passage d’un Consuel pour constater la conformité de votre installation peut aller jusque 168 € TTC.


    G. TVA applicable aux frais d’installation


    Le taux de TVA qui s’applique pour une installation photovoltaïque avec injection du surplus réalisée par un professionnel est de 10% si le bâtiment est achevé depuis plus de 2 ans, pour une puissance inférieure ou égale à 3 kWc. Au-delà, le taux de TVA est de 20%.

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