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Une nouvelle usine à batterie dans le Nord

Une nouvelle usine à batterie dans le Nord

Lors de sa dernière visite dans les Hauts-de-France, le président Emmanuel Macron a accordé une interview au journal La Voix du Nord. Durant celle-ci, un nouveau projet a été évoqué. Une nouvelle usine de production de batterie va s'implanter à Dunkerque !


L'usine à batteries du groupe Verkor


Ce nouveau projet a été officialisé par le groupe grenoblois le 1er février 2022, suite à l'interview d'Emmanuel Macron.

Verkor a décidé d'ouvrir sa première gigafactory de production de cellules pour batteries bas-carbone à Dunkerque. Ce projet, soutenu par Renault, Schneider Electric et Arkema, devrait créer jusqu'à 1200 emplois lors de sa première phase. C'est une très bonne nouvelle pour le secteur industriel français, qui a réalisé un grand coup face à la concurrence européenne : "C'est un projet pour lequel il y avait une concurrence européenne, et qui pour sa première phase porte sur 1200 emplois directs et 3000 emplois indirects". Selon le président, l'implantation de Verkor à Dunkerque "permet de faire des Hauts-de-France la vallée de la batterie, un segment essentiel pour produire sur notre sol les voitures électriques de demain". En effet, Verkor ambitionne de produire des batteries à faible teneur en carbone et à haute performance. Ce type de batterie peut équiper des voitures électriques de sport et/ou haut de gamme (par exemple : les Alpines électriques de Renault). 

La première livraison de batterie est prévue pour 2025 avec une capacité de 16 GWh qui évoluera vers les 50 GWh en 2030. Il y aurait assez de batteries pour équiper des centaines de milliers de véhicules électriques tous les ans.

D'après la région, cette installation équivaut à un investissement total de 2,5 milliards d'euros. Entre 2028 et 2030, les estimations fixent un potentiel de 2000 emplois directs et 5000 emplois indirects.

La construction de l'usine de Verkor, sur 150 hectares, débutera en 2023.

Mais ce n'est pas pas le seul projet de gigafactory dans la région !



Les Hauts-de-France : une région qui attire les industriels de la batterie


En effet, Verkor est la 3ème usine de batterie qui s'implante dans le Nord après le pôle "Electricity" de Renault à Douai et l'usine des groupes Stellantis et Total Energies à Douvrin.


Le pôle Electricity de Renault 


Le pôle Electricity est l'aboutissement du regroupement des 3 anciennes usines de Renault dans le Nord (Douai, Ruitz et Maubeuge). 400 emplois ont été promus durant le début de l'année 2022. Le site est un "pôle d'excellence optimisé des véhicules électriques et utilitaires légers dans le nord de la France".

Actuellement le site représente 5000 emplois et ambitionne de produire entre 80 et 100 mille voitures électriques par an. A partir de 2025, l'objectif sera réévalué à 300000 véhicules produit tous les ans. Pour parvenir à atteindre ce chiffre, 700 emplois supplémentaires seront à promouvoir pour fin 2024.

C'est dans ce site qu'est produite la dernière version de la Renault Mégane. 4 nouveaux modèles y seront aussi produits en 2025.

L'usine de Stellantis et Total Energies


C'est la 1ère gigafactory de France. Les travaux du projet de Stellantis (fusion de PSA pour Peugeot et FCA pour Fiat) et Total Energies ont débuté en 2022. La production devrait débuté pour le début de 2023.

Actuellement partenaire avec la marque d'automobiles Mercedes-Benz, le site de Stellantis et Total Energies produit des batteries pour véhicules électriques. Les trois partenaires ont pour objectif d'atteindre une capacité de production de 48GWh d'ici 2030. Pour cela, un investissement de 5 milliards d'euros sera réalisé et pourrait permettre aux deux associés de devenir les leader européens. 

Cette nouvelle activité devrait générer entre 1400 et 2000 emplois pour 2030.


Comment la région parvient-elle à attirer les industriels ?


La région des Hauts-de-France a mis en place une politique pour attirer les industriels dans la région. 

Rev3 est une collectivité qui a été créer pour maintenir cette politique et qui regroupe de nombreux acteurs :

  • acteurs économiques (le groupe "rev3 Entreprises")
  • collectivités publiques
  • acteurs de la formation et de la recherche
  • société civile (associations et personnes physiques œuvrant dans les domaines liées à rev3)

 C'est une grande alliance d'acteurs économiques et politiques ayant pour objectif un monde durable avec des entreprises compétitives et créatrices d'emplois. 

Selon rev3, les Hauts-de-France peuvent devenir les numéros 1 de la troisième révolution industrielle (énergies renouvelables), comme elle le fût pour la première révolution industrielle (charbon et machine à vapeur).

Avec rev3, la région est actuellement engagé dans une dynamique pour devenir compétitive tout en créant des valeurs et des emplois. 

Cependant rev3 ne compte pas seulement favoriser la prise d'initiative des entrepreneurs, ses autres missions sont : 

  • organiser des dialogues pour échanger les expériences et créer de nouvelles relations partenariales
  • organiser des évènements pour étendre sa communication
  • développer une prospective autour des thématiques liées à rev3
  • lever les blocages qui font obstacles aux nouveaux projets (freins juridiques, verrous technologiques et insuffisances de formations disponibles)

Concurrencer la Chine, le premier producteur mondial de batteries


Grâce au lancement des nouveaux projets, l'Europe prévoit d'être à l'origine de 25% de la production mondiale de batteries en 2030 (3% en 2020). Ainsi l'Europe pourrait rattraper son retard sur la Chine et même devenir un sérieux challenger.

Pour le moment, il y a une vingtaine de projet sur le continent qui devraient débuter leur production en 2024 en moyenne. Ils permettront de réduire la dépendance de l'Europe envers l'Asie sur l'importation de batteries électriques.

C'est aussi une excellente nouvelle pour les Hauts-de-France, les 3 usines constituent "une reconnaissance de la stratégie économique", Xavier Bertrand (président LR du conseil régional des HDF).

  

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